lundi 2 juin 2008

Atelier de pratique du théâtre ( 7 )

Mardi 2 octobre 1990



  • Les comédiens se trouvent en cercle pour l'échauffement habituel qui dure une heure. C'est la deuxième série d'échauffement exposée le mardi 18 septembre. Pour la première fois, les mouvements sont donnés par les comédiens, un par un, dans le cercle; ainsi on est arrivé à ce que chaque comédien propose son rythme personnel aux autres.


  • Les comédiens se trouvent deux par deux, à cloche-pied, et essaient de se donner des petits coups soit avec les épaules, soit avec le genou plié, soit avec les fesses. Le but est de déséquilibrer l'autre et l'autre doit résister et ne pas se laisser déséquilibrer. Dans cet exercice, il n'est pas question d'utiliser la force ; on maîtrise complètement le mouvement pour ne pas faire mal à son partenaire puisqu'il s'agit d'un jeu théâtral. On fait le même exercice, cette fois ci avec tout le monde dans tout l'espace théâtral. Évidemment il faut occuper l'espace d'une façon équilibrée et il faut être vigilant par rapport à tout le monde puisqu'à un moment ou un autre on peut recevoir le coup d'un comédien ou de plusieurs aussi bien sur la gauche que sur la droite, devant ou derrière.

  • Les comédiens sont allongés par terre en cercle, le dos plaqué au sol, les bras en croix, les yeux fermés, et se concentrent sur la respiration normale ; on se sent de plus en plus lourd et enfoui dans la terre. On commence très doucement à refermer les mains et à former un poing. On serre les poings le plus fort possible et subitement on relâche. Pendant qu'on serre les poings, il faut faire attention à ne pas bloquer la respiration. Puis on recommence à serrer les poings et cette fois ci on contracte aussi les deux bras le plus fort possible. On le maintient quelques secondes et subitement on relâche tout. Puis même chose avec les pieds ; puis avec l'estomac.


  • Les comédiens se trouvent en cercle. Un comédien va au milieu. Les autres essaient de se lancer une balle sans que celui qui est au centre puisse la toucher. Le comédien dont la balle est touchée par celui du centre prend la place au centre. Et le jeu va continuer avec deux, trois et quatre balles.


  • Les règles de jeu : Il faut considérer la balle comme une boule de feu, par conséquent il faut la lancer rapidement. Pour lancer une balle, il faut faire comprendre en silence au partenaire qu'on a envie de la lui lancer et il faut la lancer correctement pour qu'il puisse l'attraper correctement, comme on lance une réplique à un partenaire sur une scène. Lorsque la balle tombe, ce n'est pas la faute de celui qui l'attrape, mais de celui qui la lance. Il ne faut pas chercher le coupable ; mais plutôt porter l'attention sur où est la faille de notre relation, qui fait tomber la balle.
    Pause


  • Sur un passage du texte " Entretien d'un homme... ", on demande à un comédien de lire le texte en faisant attention à la ponctuation, en précisant derrière chaque phrase une pensée; parfois cette pensée est forte et importante et par conséquent la phrase est soulignée; parfois c'est le contraire, alors il faut passer plus rapidement sur la phrase. On ne dit jamais une phrase sur une pensée vide.


  • Le même comédien repasse une seconde fois avec le même texte et les même consignes, mais cette fois il traverse la scène d'un bout à l'autre en considérant qu'il part de la taverne pour arriver jusqu'à sa maison. Il doit faire attention à l'heure, au temps, s'il est seul ou avec quelqu'un, s'il y a du monde sur son chemin, s'il est dans une vile ou dans un village, combien de bouteilles il a bu, etc... En se posant ces questions et en se concentrant sur l'atmosphère et l'environnement, on arrive à bien situer le personnage dans l'espace.


  • Le même comédien reprend le même texte pour la troisième fois, avec toutes les consignes précédentes et, cette fois - ci, il rencontre le chien sans le voir.


  • On travaille sur le texte de Macha, en se concentrant sur le phénomène que cette femme ressemble au mari avec lequel elle partage sa vie. Le premier mari est un producteur de spectacle.


  • Le deuxième, un commerçant en bois.


  • Le troisième, un vétérinaire du régiment qui part en Sibérie. Dans la dernière partie, ce vétérinaire a quitté l'armée et il est revenu après plusieurs années. Entre les deux passages du vétérinaire, se trouve une partie consacrée au père de Macha dont la mort se situe à ce moment-là. On demande à une comédienne (Véronique) de dire son texte avec cette consigne-là et en tenant compte de toutes les consignes données à Patrick. Pour le deuxième passage on demande à trois filles et à trois garçons d'être sur la scène; la comédienne, en respectant toutes les consignes données, s'adresse aux comédiens: elle choisit son mari, Koukine, parmi eux et s'adresse aux autre comme aux comédiens du texte. Les comédiens présents sur la scène sont attentifs à recevoir indirectement le rôle qui leur est assigné par Véronique en restant complètement immobiles. Pour le troisième passage, on donne à tous les comédiens ( sauf à Macha ) un bambou comme un objet scénique qui peut devenir n'importe quoi ( lance, parapluie, etc... ). On reprend la scène comme si on vivait, cette fois - ci, complètement le passage, ensemble, en faisant attention au personnage central ( Macha ) et en ayant des relations et le vrais contact avec tous les comédiens. C'est comme si, racontant une histoire, on la vivait en même temps.

  • On prend la même scène et les mêmes consignes avec une autre comédienne ( Isabelle ), mais cette fois - ci en précisant les mouvements des autres comédiens : deux sont en train de se lancer les bambous, un (Patrick) fait des exercices d'équilibre sur les mains, les deux comédiennes font le jeu du miroir et un autre comédien tient le bambou en équilibre sur un doigt.

  • On reprend le deuxième passage de Macha avec Anne-Laure. Cette fois-ci la scène est recouverte de bambous comme des objets scéniques évoquant des troncs d'arbres. Macha est assise au milieu et dit son texte avec toutes les consignes données précédemment. Elle repasse une seconde fois dans la même situation mais avec trois garçons et trois filles sur la scène, elle leur adresse son texte en désignant ce qu'ils devraient jouer. Les comédiens restent immobiles et à l'écoute attentive de Macha.
  • A son troisième passage, on demande aux autres comédiens de bouger et d'utiliser le bambou comme un objet scénique et à Macha d'avoir des relations déterminées avec eux selon la distribution qu'elle leur a donnée. Pour son quatrième passage, on demande à Macha de pousser à l'extrême sur ses sentiments trouvés au cours des trois passages précédents.

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