mardi 3 juin 2008

Atelier de pratique du théâtre ( 8 )




Mercredi 3 octobre



  • Les comédiens se placent en deux rangées par terre et on commence les mouvements d'échauffement de la première série.




  • Puis on se place en deux rangées, debout, l'écart entre les pieds correspondant aux épaules, les fesses serrées, le ventre rentré, les genoux légèrement fléchis, le dos droit, les mains et les épaules complètement relâchées; on imagine qu'un fil vertical part du sol pour passer au milieu du corps et sortir au sommet de la tête : ce fil imaginaire divise le corps en deux parties égales. On essaie de partager le poids du corps de façon égale entre les deux parties afin qu'on ne sente pas le poids du corps. On se concentre sur la respiration normale. Puis on passe le poids du corps sur le côté gauche et on sent son côté droit complètement léger; on revient très lentement au milieu puis on transporte lentement son poids du côté droit pour sentir cette légèreté du côté gauche. On revient lentement au mileu pour partager le poids entre les deux côtés et on refait très lentement plusieurs fois ce mouvement.




  • On reste dans la même position, mais cette fois-ci c'est un mouvement de haut en bas. Pour commencer, les mains sont croisées devant le visage, on les descend en fléchissant un petit peu les genoux, le corps s'abaissant un petit peu de ce fait. On remonte les deux mains vers l'intérieur en dessinant un ovale qui va en s'amplifiant. On s'est redressé ainsi vers le haut en retendant un peu les genoux. Ce mouvement - s'abaisser et se redresser - doit être basé sur l'axe central qui passe au milieu du corps sans que le poids du corps aille du côté droit ou du côté gauche; c'est-à-dire qu'on reste toujours équilibré et sans poids par rapport à l'axe qui passe au milieu du corps.




  • Les comédiens sont en cercle. Un comédien du groupe dirige le travail pour dix minutes ( Fariborz ). Les comédiens se placent dans l'espace théâtral; un des comédiens les regarde attentivement pour voir où ils sont placés exactement dans l'espace; ensuite, il ferme les yeux et les autres comédiens changent de place; il ouvre les yeux et replace les comédiens à l'endroit exact où ils étaient.


  • Les comédiens en cercle font un travail de miroire

  • Les comédiens se placent dans l'espace théâtral avec un bambou qu'ils tiendront dans l'une de ces trois positions : verticalement ou horizontalement devant soi ou à côté de soi. Un des comédiens les regarde attentivement pour voir où ils sont placés dans l'espace de quelle manière ils tiennent leur bambou. Il ferme les yeux; les comédiens changent de place ainsi que la position de leur bambou. Il ouvre les yeux et remet les comédiens à leur place exacte et les bambous dans leur position.




  • Un des comédiens sculpte les autres; la sculpture une fois finie, il la regarde puis la sculpture s'effondre et il doit être capable de refaire exactement la même sculpture.




  • Les comédiens se trouvent dans l'espace théâtral, sauf un qui reste en dehors. Au top du metteur-en-scène ( sadreddin zahed ) on pose pour la photo de famille; le comédien resté en dehors regarde attentivement la photo; au deuxième top on défait la photo; le comédien en question doit être capable de reconstituer la même photo. Ce qui est important cette fois-ci : il doit être exact non seulement dans les positions des corps, mais aussi dans les attitudes.

Pause 10 minutes



  • Après la pause on commence le travail sur le texte " Entretien d'un homme avec un chien ", avec la consigne : " j'ai rêvé hier soir d'un homme qui était ivre ". Le comédien (Didier) doit voir cet homme pendant son trajet, entre le lieu où il a bu et celui où il va rentrer se coucher, avec exactitude dans tous les détails du temps, de l'heure, de l'endroit, du chemin parcouru, de sa tenue vestimentaire, de la quantité de boisson qu'il a ingurgitée, etc... Il raconte à haute voix tout ce trajet en intégrant le texte dans son rêve. Pour le deuxième passage, il raconte le même rêve en silence à lui-même sauf le moment où il s'agit du texte. Même travail avec Roberto.



  • Travail sur le texte de Macha. quatrième partie : Passage où il s'agit de son père. Les cinq comédiennes sont assises sur la scène et chacune à son tour lit le texte comme un écho de la comédienne précédente. La consigne consiste ensuite à partager le texte entre les cinq comédiennes comme s'il s'agissait d'une seule comédienne lisant le texte, sauf pour le poème que chaque comédienne dit selon son propre personnage ( première, deuxième, troisième, quatrième ou cinquième Macha ).

Atelier de pratique du théâtre ( 3 )

Mercredi 26 septembre






  • Échauffement personnel 10 minutes.

  • Les comédiens sont en cercle. Un comédien fait un mouvement qui est repris par tout le cercle. Une fois que le mouvement est installé dans le cercle, le comédien suivant fait évoluer ce mouvement jusqu'à ce qu'il le transforme en un autre mouvement. Et ainsi de suite.

  • Même chose mais en ajoutant un son qui convient au mouvement; une fois que le mouvement est installé.

  • Échauffement à terre. Série des 23 mouvements.

  • Les comédiens sont debout en cercle. Le metteur-en-scène (Sadreddin Zahed) demande à Roberto de diriger le travail pendant 10 minutes. Il fait faire l'exercice consistant à passer les bambous. Une fois ce passage installé, il demande aux comédiens de passer les bambous en nommant le voisin par son prénom d'emprunt; et à la fin en disant son propre prénom d'emprunt.

  • Les comédiens sont assis en cercle. Un comédien chante un refrain qui est repris par les autres comédiens: " vent frais, vent du matin, vent qui souffle au sommet des grands pins, vois le vent qui souffle, allons dans le grand vent... " Puis ce comédien module le chant.






  • Debout, avec un autre comédien et un autre chant: " Carmen " , et en lui demandant de faire un mouvement qui aille avec le chant

  • Les comédiens s'assoient le long du mur. l'un d'eux va dans l'espace scénique. il se met debout, les mains flexes. Un autre vient en face de lui, met ses mains contre les siennes, bras tendus, et le pousse pour le déséquilibrer. Le premier résiste dans trois états d'esprit différents : 1) - En ne pensant à rien. 2) - En pensant à quelque chose de doux et agréable. 3) - En pensant à quelque chose de mauvais et méchant.

Pause 15 minutes.

  • Les comédiens sont en cercle. Un comédien donne des coups et un autre les reçoit. Celui qui donne des coups prononce une phrase du texte en pensant soit à quelque chose de mauvais et désagréable, soit à quelque chose de bon et doux. Ensuite, il ajoute parfois avec les coups des battements de mains.
  • On prend le refrain " iedou " que chante à un moment la femme Macha dans la pièce. Les six comédiennes essaient de composer une chanson à partir de ce refrain et de la faire reprendre par l'ensemble des comédiens. Ensuite, la dernière à chanter garde le chant et fait un mouvement; les autre comédiens, en occupant la scène de façon équilibrée, font un acte précis tout en reprenant le chant de la dernière comédienne. Puis un comédien lit le texte de l'homme du début de la pièce " Entretient d'un homme avec un chien ", en arpentant l'espace scénique.
  • Les comédiens se rassoient contre le mur. On demande à un comédien de prendre le texte "Entretien ..." avec deux consignes : rejoindre son domicile et ne pas voir le chien. Le comédien doit être attentif à ces deux consignes, faire apparaître toutes les valeurs du texte sans surjouer et faire attention à ce que le texte provoque en lui .
  • On reprend l'exercice selon les même principes avec les cinq parties du texte de Macha en se concentrant sur l'idée qu'il se passe dix ans entre chaque partie. Au début Macha a 18 ans; puis 28 ans - 38 ans - 48 ans - 58 ans.

lundi 2 juin 2008

Atelier de pratique du théâtre ( 7 )

Mardi 2 octobre 1990



  • Les comédiens se trouvent en cercle pour l'échauffement habituel qui dure une heure. C'est la deuxième série d'échauffement exposée le mardi 18 septembre. Pour la première fois, les mouvements sont donnés par les comédiens, un par un, dans le cercle; ainsi on est arrivé à ce que chaque comédien propose son rythme personnel aux autres.


  • Les comédiens se trouvent deux par deux, à cloche-pied, et essaient de se donner des petits coups soit avec les épaules, soit avec le genou plié, soit avec les fesses. Le but est de déséquilibrer l'autre et l'autre doit résister et ne pas se laisser déséquilibrer. Dans cet exercice, il n'est pas question d'utiliser la force ; on maîtrise complètement le mouvement pour ne pas faire mal à son partenaire puisqu'il s'agit d'un jeu théâtral. On fait le même exercice, cette fois ci avec tout le monde dans tout l'espace théâtral. Évidemment il faut occuper l'espace d'une façon équilibrée et il faut être vigilant par rapport à tout le monde puisqu'à un moment ou un autre on peut recevoir le coup d'un comédien ou de plusieurs aussi bien sur la gauche que sur la droite, devant ou derrière.

  • Les comédiens sont allongés par terre en cercle, le dos plaqué au sol, les bras en croix, les yeux fermés, et se concentrent sur la respiration normale ; on se sent de plus en plus lourd et enfoui dans la terre. On commence très doucement à refermer les mains et à former un poing. On serre les poings le plus fort possible et subitement on relâche. Pendant qu'on serre les poings, il faut faire attention à ne pas bloquer la respiration. Puis on recommence à serrer les poings et cette fois ci on contracte aussi les deux bras le plus fort possible. On le maintient quelques secondes et subitement on relâche tout. Puis même chose avec les pieds ; puis avec l'estomac.


  • Les comédiens se trouvent en cercle. Un comédien va au milieu. Les autres essaient de se lancer une balle sans que celui qui est au centre puisse la toucher. Le comédien dont la balle est touchée par celui du centre prend la place au centre. Et le jeu va continuer avec deux, trois et quatre balles.


  • Les règles de jeu : Il faut considérer la balle comme une boule de feu, par conséquent il faut la lancer rapidement. Pour lancer une balle, il faut faire comprendre en silence au partenaire qu'on a envie de la lui lancer et il faut la lancer correctement pour qu'il puisse l'attraper correctement, comme on lance une réplique à un partenaire sur une scène. Lorsque la balle tombe, ce n'est pas la faute de celui qui l'attrape, mais de celui qui la lance. Il ne faut pas chercher le coupable ; mais plutôt porter l'attention sur où est la faille de notre relation, qui fait tomber la balle.
    Pause


  • Sur un passage du texte " Entretien d'un homme... ", on demande à un comédien de lire le texte en faisant attention à la ponctuation, en précisant derrière chaque phrase une pensée; parfois cette pensée est forte et importante et par conséquent la phrase est soulignée; parfois c'est le contraire, alors il faut passer plus rapidement sur la phrase. On ne dit jamais une phrase sur une pensée vide.


  • Le même comédien repasse une seconde fois avec le même texte et les même consignes, mais cette fois il traverse la scène d'un bout à l'autre en considérant qu'il part de la taverne pour arriver jusqu'à sa maison. Il doit faire attention à l'heure, au temps, s'il est seul ou avec quelqu'un, s'il y a du monde sur son chemin, s'il est dans une vile ou dans un village, combien de bouteilles il a bu, etc... En se posant ces questions et en se concentrant sur l'atmosphère et l'environnement, on arrive à bien situer le personnage dans l'espace.


  • Le même comédien reprend le même texte pour la troisième fois, avec toutes les consignes précédentes et, cette fois - ci, il rencontre le chien sans le voir.


  • On travaille sur le texte de Macha, en se concentrant sur le phénomène que cette femme ressemble au mari avec lequel elle partage sa vie. Le premier mari est un producteur de spectacle.


  • Le deuxième, un commerçant en bois.


  • Le troisième, un vétérinaire du régiment qui part en Sibérie. Dans la dernière partie, ce vétérinaire a quitté l'armée et il est revenu après plusieurs années. Entre les deux passages du vétérinaire, se trouve une partie consacrée au père de Macha dont la mort se situe à ce moment-là. On demande à une comédienne (Véronique) de dire son texte avec cette consigne-là et en tenant compte de toutes les consignes données à Patrick. Pour le deuxième passage on demande à trois filles et à trois garçons d'être sur la scène; la comédienne, en respectant toutes les consignes données, s'adresse aux comédiens: elle choisit son mari, Koukine, parmi eux et s'adresse aux autre comme aux comédiens du texte. Les comédiens présents sur la scène sont attentifs à recevoir indirectement le rôle qui leur est assigné par Véronique en restant complètement immobiles. Pour le troisième passage, on donne à tous les comédiens ( sauf à Macha ) un bambou comme un objet scénique qui peut devenir n'importe quoi ( lance, parapluie, etc... ). On reprend la scène comme si on vivait, cette fois - ci, complètement le passage, ensemble, en faisant attention au personnage central ( Macha ) et en ayant des relations et le vrais contact avec tous les comédiens. C'est comme si, racontant une histoire, on la vivait en même temps.

  • On prend la même scène et les mêmes consignes avec une autre comédienne ( Isabelle ), mais cette fois - ci en précisant les mouvements des autres comédiens : deux sont en train de se lancer les bambous, un (Patrick) fait des exercices d'équilibre sur les mains, les deux comédiennes font le jeu du miroir et un autre comédien tient le bambou en équilibre sur un doigt.

  • On reprend le deuxième passage de Macha avec Anne-Laure. Cette fois-ci la scène est recouverte de bambous comme des objets scéniques évoquant des troncs d'arbres. Macha est assise au milieu et dit son texte avec toutes les consignes données précédemment. Elle repasse une seconde fois dans la même situation mais avec trois garçons et trois filles sur la scène, elle leur adresse son texte en désignant ce qu'ils devraient jouer. Les comédiens restent immobiles et à l'écoute attentive de Macha.
  • A son troisième passage, on demande aux autres comédiens de bouger et d'utiliser le bambou comme un objet scénique et à Macha d'avoir des relations déterminées avec eux selon la distribution qu'elle leur a donnée. Pour son quatrième passage, on demande à Macha de pousser à l'extrême sur ses sentiments trouvés au cours des trois passages précédents.

dimanche 1 juin 2008

Atelier de pratique du théâtre ( 5 )

Vendredi 28 septembre 1990


  • Échauffement au sol.

  • La direction du travail est donnée à Julia pendant 10 mn : Improvisation sur la situation des personnages d'entretien d'un homme et avec un chien et de Macha 1.

Remarque de la part de Julia : Les comédiens n'étaient pas prêts à entrer directement dans une improvisation tout de suite après l'échauffement et ses indications étaient trop floues.

Travail de la voix. Assis en cercle :

- échauffement du masque facial par toutes sortes de grimaces.

- vrombissement avec les lèvres en montant le son.

- son nasal.

- voyelles a o i ; tout le groupe ensemble dans différents tons.

- chanson iranienne.

- chanson française.

- un comédien après l'autre reprend l'exercice déjà fait la veille : projeter le son au moment du saut à l'intérieur d'un cercle qu'il trace en courant.

Pause 10 minutes.

  • Travail du texte : reprise d'une lecture de Macha 1 et la recherche des dix mots représentatifs du passage par Julia qui n'avait pas pu le faire la veille, faute de temps.

Les comédiens font " théâtre en théâtre "
Macha I
  • Lecture de Macha II par Anne-Laure avec la consigne d'être une femme différente, qui a un mari différent et dix ans de plus, c'est-à-dire 28 ans.

  • Macha III, 38 ans - lu par Mathilde avec la même consigne.

  • Macha IV, 48 ans - lu par Isabelle et Véronique.

  • Macha V, 58 ans - lu par Dominique.

  • Les six comédiennes viennent en scène l'une après l'autre et chacune raconte leur histoire aux spectateurs, c'est-à-dire aux autre comédiens assis ; chacune à son tour se lève, reprend le personnage dont elle vient de faire la lecture et rassoit.

  • Les six comédiennes vont se rasseoir et font à leur tour les spectateurs tandis que les quatre comédiens vont sur scène et forment un groupe d'amis qui rentrent chez eux en disant le texte de l'homme, ensemble ou chacun son tour, avec la consigne de jouer ensemble, de rire continuellement et de ne pas voir le chien réellement.

Atelier de pratique du théâtre ( 4 )

jeudi 27 septembre 1990

  • Le groupe fait un cercle et commence par faire des petits sauts en relâchant tout le corps, surtout les épaules, les bras et la tête. On se sent léger, on a le sentiment de voler ; on saute de plus en plus haut. Le groupe doit sauter avec ensemble et par ce fait l'énergie circule et propage.


  • Ensuite on commence l'échauffement série 2.


  • Après l'échauffement qui a duré 50 minutes, le travail est mis sous la direction d'une comédienne, Ann-Laure pendant 10 minutes. Les comédiens sont debout en cercle. Un comédien installe un rythme en battant des mains ; une fois le rythme installé dans le cercle, le comédien suivant le modifie et ainsi de suite. Selon le même principe, on ajoute un air.


  • Assis en cercle, on commence à faire des massages des muscles de la bouche en faisant des grimaces, puis de la langue en la tournant sur les dents dans les deux sens. travail du son en faisant un vrombissement avec les lèvres en montant et en descendant. Son sur les voyelles a o i ou ; ensemble dans le cercle, on fait le son en essayant de prolonger le souffle, en le dépensant parcimonieusement mais en finissant tous en même temps.


  • Dans la position un genou à terre et l'autre levé, les bras tendus le long du corps, on inspire et on se penche vers le pied de la jambe levée, on pose les mains à plat à côté du pied en faisant un des sons. On se redresse et on recommence.


  • Les comédiens s'assoient le long du mur. Un par un, ils font l'exercice suivant, prévu en fonction d'une salle à l'italienne : Ils partent de l'avant-scène avec un son faible et l'amplifient au fur et à mesure qu'ils remontent la scène ; ils repartent à leur maximum en fond de scène et diminuent au fur et à mesure qu'ils arrivent à l'avant-scène.


  • Exercice : Un comédien décrit un cercle dans une course sautée et rythmée, le corps en avant, avec un mouvement de rotation des bras coordonné avec le saut, qui apporte ainsi un élan et une énergie au saut. Là-dessus, sur l'élan du corps qui se projette en avant, le comédien envoie un son qui doit correspondre à l'énergie de chaque saut.

Pause 10 minutes.


  • Lecture du texte " Entretien d'un homme avec un chien " , avec la consigne d'éviter la monotonie ( voir hier ) ; puis la consigne est de sortir les cinq mots les plus importants du passage et de jouer avec selon son ressenti, la signification du texte, en cassent la logique quotidienne.


  • Même chose pour le texte de Macha 1 avec les filles, mais en sortant dix mots.

samedi 31 mai 2008

Atelier de pratique du théâtre ( 6 )

Lundi 1er octobre


11ème Séance


Les comédiens sont en deux rangées, à terre, et ensemble ils font les exercices d’échauffement de la première série exposée le lundi 17 septembre.


Après cet échauffement qui dure à peu près 50 minutes, on fait des cabrioles groupées par terre. Il faut s’arrondir le plus possible et garder tout le corps souple pour rouler avec légèreté aucune partie du corps ne frappe alors le sol durement. On devient comme une boule sans poids.






Puis on fait des cabrioles en partant debout, avec élan : on est debout, on pose une main par terre en s’accroupissant, on rentre la tête pour rouler et on se relève, une jambe groupée et l’autre dépliée, le corps faisant un arc de cercle. Même chose en posant l’autre main ; la jambe dépliée est celle du côté de la main qui sert d’appui.


Le groupe est debout en cercle et le travail est dirigé par un comédien pendant 10 minutes – Patrick – Il demande de faire un rythme avec les main qui s’installe sans changer et à un comédien d’installer un son. Ensuite il demande qu’on installe à nouveau un rythme avec les mains et, par-dessus ce rythme, un son qui, une fois installé dans le cercle est modifié par chaque comédien à son tour.


Les comédiens sont debout en cercle, un rythme de battement de mains s’installe, un son circule qui est modifié par les comédiens l’un après l’autre ; et par-dessus le rythme des mains et le son qui circule, un membre du groupe se met à improviser avec des sons un chant qui soit en accord avec le rythme installé dans le groupe.


Les comédiens sont assis en cercle. On essaie de communiquer avec les battements de mains. Ce sont les battements de mains qui posent une question, qui transmettent un sentiment, qui communiquent un évènement, qui font appel à d’autres comédiens, qui demandent une aide, etc.... Il faut que la communication se fasse seulement avec les battements des mains, sans s’aider de signes de tête, de mimiques, de signes de la main, des épaules etc....


Même exercice en communiquant avec des sons, uniquement.


Les comédiens s’assoient en cercle. Une comédienne commence à raconter une histoire vraie, de sa vie, avec simplicité et authenticité. Ce qui est important dans cet exercice c’est de raconter avec simplicité, en restant fidèle à la mémoire, en essayant de se souvenir de tous les détails de l’histoire : à quelle heure cela se passe, avec qui nous sommes, où l’on se trouve, quel temps il fait ; en se posant de telles questions on arrive à se situer dans l’histoire, l’histoire prend une dimension authentique, le comédien reste fidèle à lui-même et c’est alors que l’auditoire écoute attentivement le comédien. Chaque comédien raconte à son tour une histoire.


Pause 15 minutes


Travail avec le texte de l’homme : « Entretien avec un chien ».
Les comédiens sont assis par terre. Un comédien ( Roberto ) se trouve sur l’espace scénique ; il fait d’abord une lecture en faisant attention que ce soit une lecture vivant ; il prend ensuite une partie du monologue en se situant dans un espace imaginaire et vrai – c'est-à-dire en pensant s’il fait froid ou chaud, à quelle heure cela se passe, sur quel chemin ; est-il seul, y a-t-il d’autre gens – il s’agit, en quelque sorte, de se trouver dans une situation réelle par l’aide de l’imagination.
Sur le même passage du monologue, on demande à un autre comédien (Patrick) d’être saoul et incapable de rester debout et de s’écrouler sans arrêt. Un autre comédien (Fariborz) est avec lui, il n’est pas saoul et lui reproche en silence d’être ivre. Le premier comédien dit son texte suivant les même consignes que tout à l’heure et en s’adressant au troisième.
Même exercice avec Thierry et Fariborz, en indiquant qu’il ne faut pas exagérer, qu’il faut complètement maîtriser le mouvement.



On prend toujours le même passage du monologue ; cette fois-ci on demande à un comédien (Roberto) de dire son texte en respectant les consignes ci-dessus et en portant en même temps un bambou en équilibre sur la tête, horizontalement, sans qu’il tombe.

On a demandé à chaque comédien, l’un après l’autre, de se mettre sur l’espace scénique, debout, de devenir saoul et d’extérioriser son état intérieur par un simple signe le plus concis possible et le moins surjouer possible.

Une fois que les comédiens ont trouvé, chacun, le signe extérieur et simplifié de l’ivresse, on demande à l’un d’eux (Patrick) de dire son texte tout simplement et en laissant apparaître de temps en temps son signe d’ivresse.

On lui demande ensuite de prendre un bambou, de le garder en équilibre sur un doigt et de dire son texte en même temps à la troisième personne, comme s’il s’adressait à l’homme ivre qui est le bambou.


Atelier de pratique du théâtre ( 2 )

Mardi 18 septembre

2ème Séance

Les comédiens font un cercle pour l’échauffement qu’on va nommer « La deuxième série d’échauffement ».Cette série d’échauffement est plus dynamique et plus rapide que la première série exposée le lundi 17 septembre.


La première série est à base de yoga et de mouvements de physiothérapie ; par contre, la série d’aujourd’hui comprenant des mouvements plus nombreux, plus variés et illimités est à base de mouvements de gymnastique, de danse etc...


Notons que cette série commence doucement et ce n’est qu’au fur et à mesure qu’elle devient plus dure et plus rapide. C’est pour cela qu’on commence par des petits mouvements n’entraînants qu’une partie du corps et que l’on finit par des mouvements plus intenses et plus complexes. Il est très important pour cette série d’être ensemble, avec un rythme commun.


1 ) Mouvement des yeux A : gauche droite / droite gauche B : En haut en bas. Il faut parcourir des yeux l’espace entre deux extrêmes, ne pas passer directement de l’un à l’autre.


2 ) Mouvement de la tête : Une rotation de la tête à gauche, derrière, à droite et en avant ; puis dans le sens contraire.


3 ) Mouvement de la tête A : d’arrière en avant B : latéralement en la laissant tomber vers l’épaule de gauche à droite et vice versa, en relâchant complètement la tête.



4 ) Tourner la tête de droite à gauche et de gauche à droite en contrôlant et en parcourant consciemment le trajet d’un extrême à l’autre.



5 ) Bras complètement relaxés, rotation des épaules en avant, en haut, en arrière, en bas, puis en sens inverse.


6 ) Les mains ouvertes, replier et déployer les doigts un par un en commençant par le pouce, puis en commençant par le petit doigt.


7 ) En soutenant le bras avec l’autre main, faire une rotation du poignet, doigts repliés en forme de poing, dans un sens puis dans l’autre ; avec la main gauche puis avec la main droite. On imagine que l’on trace un cercle pour aider la concentration.


8 ) Rotation des bras tendus : Les comédiens sont debout, les bras tendus en avant, visant le centre du cercle ; tous en même temps ils projettent leurs bras en arrière, les deux bras ensemble, dans un mouvement circulaire ; le mouvement commence lentement et va en s’accélérant. Même chose vers l’avant.



9 ) Même exercice, mais un bras part avant l’autre avec un décalage d’un demi-cercle.


10 ) Toujours dans le même principe, debout encercle, les bras visant le centre, mouvement des bras : un bras vers le haut et l’autre vers le bas. A faire dans les deux sens.


11 ) Debout, les bras tendus, on tire un bras à l’extrême en avant, en déboîtant l’épaule, l’autre bras restant fixe à sa place. Et vice-versa.



12 ) Debout, les bras tendus à l’horizontale sur les côtés, le corps restant complètement immobile, tirer le bras gauche vers la gauche en déboîtant au niveau de l’épaule mais sans bouger le buste ; puis le bras droit vers la droite.


13 ) Même exercice mais avec les deux bras tendus en l’air à la verticale.


14 ) Les deux bras tendus à l’horizontale, paumes des mains en l’air, faire une torsion complète du bras droit, la tête se tournant en même temps vers le bras qui tourne ; puis une torsion du bras gauche, la tête tournant alors vers celui-ci pendant que le bras droit revient dans sa position première. Et ainsi de suite.


Remarque : Dans tous ces mouvements, ce qui est important c’est de respirer normalement sans jamais bloquer la respiration pour forcer sur un mouvement. Quand pour un exercice la respiration est contrôlée, cela est alors indiqué.


15 ) Debout, les bras pliés en avant, en les relâchant on projette en avant le buste à partir des hanches jusqu’au sol en expirant ; puis on se redresse en inspirant, les mains revenant dans la position du début et ainsi de suite.


16 ) Debout, les bras en arrière, les doigts entrecroisés, on fait une torsion des mains et on projette en même temps le buste en avant et les bras en l’air en expirant ; puis on revient à la position première en inspirant et en retournant les mains dans leur position normale.


17 ) Même exercice en projetant le dos vers l’arrière, les mains sont alors entrecroisées devant le ventre. La respiration est inversée : en allant en arrière, on inspire et en revenant, on expire.


18 ) Debout, les bras relâchés le long du corps, projeter les bras vers la gauche puis la droite en s’accompagnant du buste (légère torsion) et de la tête qu’on tourne dans le même sens.


19 ) Debout, les bras le long du corps, on penche son buste sur le côté droit en l’étirant de l’autre côté ; puis vice-versa.


20 ) Même mouvement mais en commençant avec les bras à l’horizontale, paumes des mains en l’air et en accompagnant donc le mouvement avec les bras dans le sens de l’inclinaison du buste ; l’étirement est alors accentué.


21 ) Debout, le reste du corps fixe, tracer avec les hanches un cercle dans un sens puis dans l’autre sens.


22 ) Debout, bras le long du corps, l’écartement des pieds correspondant à celui des épaules, on plie légèrement les genoux et on bouge le bassin d’avant en arrière, tout le reste du corps étant complètement immobile.


23 ) Debout, pieds joints, on fléchit les genoux en mettant les deux mains dessus et on dessine un cercle avec les deux genoux dans un sens puis dans l’autre.



24 ) Debout, les bras en l’air, avec un petit élan sauté on s’accroupit en expirant et en projetant les bras en arrière (ils décrivent alors comme un arc de cercle) ; puis on revient debout en inspirant et en projetant les bras en avant. Les bras accompagnent l’élan du mouvement.


25 ) Debout, les bras le long du corps, on transporte le poids du corps sur la jambe gauche, on lève la jambe droite en avant et avec la pointe du pied on dessine un cercle en l’air, dans un sens puis dans l’autre. Même chose avec l’autre jambe.


26 ) De la même façon, en ayant le poids du corps sur une jambe, on lève l’autre jambe pied pointé vers l’avant puis vers l’arrière, en allant de plus en plus haut. Même chose avec l’autre jambe.
















27 ) De la même façon, le poids du corps sur une jambe, on lève l’autre jambe pied pointé en avant puis on la lève sur le côté, repassant chaque fois par la position initiale, pied flexe.


28 ) Debout, les jambes écartées, les bras à l’horizontale, paumes des mains vers le plafond, on projette son buste en avant pour toucher la jambe gauche avec le bras droit tendu, en expirant ; on revient dans la position initiale en inspirant. Même mouvement avec bras gauche et jambe droite.


29 ) A quatre pattes, la jambe droite tendue en arrière et l’autre repliée en avant, l’écartement des mains un peu plus grand que celui des épaules, on change de jambe en un seul élan avec respiration normale, la tête restant allongée dans le prolongement du buste et le pied de la jambe repliée à plat sur le sol.


30 ) pompes pour ouvrir les poumons.


31 ) A genoux, les bras le long du corps, on pose (sans les poser), c'est-à-dire sans toucher le sol, les fesses sur la droite puis sur la gauche, en repassant par la position droite, à genoux, en s’accompagnant des bras légèrement en couronne.


32 ) Assis, jambes tendues, dos droit comme tiré par un fil vers le plafond, on fait pieds flexes pieds pointés en alternance.


33 ) Dans la même position, pieds pointés, on touche le sol de chaque côté avec le petit orteil grâce à une légère rotation de toute la jambe et du pied.


34 ) Les jambes légèrement écartées, on dessine avec les pieds un cercle imaginaire, dans un sens puis dans l’autre sens.

35 ) Toujours dans la même position, on lève la jambe droite, puis, après l’avoir reposée, la jambe gauche et ainsi de suite sans bloquer la respiration. Il faut faire attention de garder le dos bien droit sans le bouger – ni le reculer, ni s’affaisser – et sans plier le genou, gardant complètement fixe la jambe qui reste au sol.


36 ) Toujours dans la même position, les bras de chaque côté du corps, on ouvre (jambe tendue, pied pointé) la jambe droite vers droite, l’autre jambe restant tendue et plaquée an sol, puis on la referme ; même chose de la jambe gauche et ainsi de suite.


37 ) Assis en tailleur, plantes des pieds l’une cotre l’autre, le dos droit et tiré vers le plafond, ventre rentré, on prend les pointes des pieds dans les mains et on fait des petits battements vers le sol pour étirer les aducteurs.


38 ) Dans la même position, on va vers l’avant, dos rond, en essayant de toucher les pieds avec la tête ; on fait quatre petits mouvements de ressort dans cette position et en tirant le dos vers l’avant ; on revient dos droit en relâchent des mains les chevilles. On expire en allant vers l’avant et on inspire en se redressant.


39 ) Assis dos droit, jambes tendues, pieds flexes, on attrape les pieds avec les mains et on se penche vers l’avant en essayant de toucher les pieds avec la tête, en expirant ; on fait quatre petits mouvements de ressort et on se redresse en relâchent les pieds.


40 ) Toujours dans la même position, on attrape la pointe de ses pieds avec les mains ; on tire une jambe en avant et l’autre en arrière en se déhanchant.


41 ) Jambes écartées, pieds pointés, dos droit, bras levés à l’horizontale de chaque côté, paumes des mains vers le plafond, on penche vers la jambe droite le buste, sans l’affaisser vers l’avant mais au contraire en l’étirant latéralement et on s’accompagne des deux bras ( le bras droit va directement vers le pied droit, tandis qu’on fait un cercle en l’air avec le bras gauche pour aller le poser sur le pieds droit). Et vice-versa.


42 ) Même mouvement mais en faisant un demi-cercle complet avec tout le buste – droite / devant / gauche – puis dans l’autre sens.


43 ) Même position mais bras levés, doigt joints, on se penche en avant avec quatre petits mouvements de ressort en gardant le dos complètement droit, en expirant, et on revient, toujours dos droit, en inspirant.


44 ) Même position mais une jambe repliée, bras tendus de chaque côté, paumes des mains vers le plafond, on penche son buste vers la jambe tendue en expirant, et on revient en inspirant. Même chose sur l’autre jambe.


45 ) Allongé par terre, les bras à l’horizontale de chaque côté, paume des mains vers le sol, dos plaqué au sol, une jambe restant complètement immobile, on ouvre l’autre jambe tendue et on la referme. Même chose avec l’autre jambe.


46 ) Dans la position de l’exercice 45, on lève une jambe tendue et on la repose ; puis l’autre jambe et ainsi de suite.


47 ) Dans la même position, on ouvre les jambes tendues, on les referme en les montant en l’air et on les repose jointes par terre. Puis dans l’autre sens : On lève les jambes jointes, on les ouvre en les descendant et on les referme à terre, mais sans toucher le sol.


48 ) Toujours dans la même position, on soulève le buste verticalement en s’accompagnant des bras et en inspirant ; on va toucher ses pieds en se projetant en avant et en expirant ; on se redresse, dos droit, et on se rallonge en expirant.


49 ) Assis en équilibre sur les fesses, bras à l’horizontale, paumes des mains en l’air, on fait « la bicyclette ».