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mardi 10 juin 2008

Atelier de pratique du théâtre ( 20 )



Vendredi 21 décembre


75ème séance


Respiration




  • 1) Allongé sur le dos, par terre, dos plaqué au sol, ventre rentré, l'écartement des pieds correspondant à celui des épaules, les bras en croix, paumes des mains vers le sol, on expire jusqu'à ce qu'on se soit complètement vidé, puis on garde le vide et on rentre vers le sol; en relâchant, on inspire. On fait cet exercice sur 4 temps expiration; 4 temps vide; et 4 temps inspiration. On continue cet exercice sur 4/2/4 - 8/4/8 - 6/3/6 - etc...

Remarque : L'important est qu'on doit régler complètement l'expiration et l'inspiration sur les temps donnés.



  • 2) A quatre pattes, une jambe en avant à la verticale des épaules, les deux mains posées à plat des deux côtés du pied de la jambe avancée, la nuque dans le prolongement du dos; on commence par une expiration en rentrant le ventre, on garde vide et on tire le ventre vers le dos; en inspirant, on gonfle le ventre. Sur les mêmes principes et les mêmes temps qu'à l'exercice précédent, en tenant compte de la remarque. Même exercice en changeant de pied.

  • 3) Même exercice avec les mains croisées, posées sur le sol derrière le pied de la jambe en avant. Puis on change de pied. On respecte toujours la remarque de l'exercice 1.

  • 4) A genoux, on expire en dégonflant le ventre; on le garde vide en le tirant vers le dos; en inspirant, on gonfle le ventre. On fait cet exercice sur les temps de l'exercice 1 en tenant toujours compte de la remarque.

  • 5) On fait le même exercice debout.

  • 6) Sur le même principe et debout, on contracte les abdominaux pour expirer sur un temps, et on les relâche sur un temps pour inspirer, immédiatement.

  • 7) Debout, on prend une grande inspiration; en serrant les dents sur l'expiration, on produit le son "HIS" de façon continue en l'écoutant et en essayant de rester très avare sur la dépense d'air. Ainsi, on contrôle tout à fait son expiration et son souffle.

  • 8) Comme à l'exercice 7, on prend une grande inspiration, on remplit le ventre et le thorax d'air; en produisant le son "HIS", on utilise d'abord la réserve abdominale puis la réserve thoracique en dissociant les deux expirations.


La voix



  1. Tous les comédiens sont debout devant le mur, l'écartement des pieds correspondant à celui des épaules, les genoux un peu fléchis, le ventre rentré, les fesses serrées, les mains et les épaules décontractées, la tête dans le prolongement de la colonne vertébrale, comme tiré par un fil vers le plafond. On prend une grande inspiration et on commence à émettre un son nasal; en produisant le son "MIM" avec la bouche et de trouver sa résonance dans le nez; on essaie de monter le son nasal à la tête. On émet le son, on inspire et on expire de façon continue.

  2. Les comédiens sont assis en cercle; on travaille sur la voix basse. En produisant une voix basse avec la main à plat sur son thorax, on sent de la résonance; on essaie de la descendre en le sentant avec la main jusqu'au ventre. On fait cet exercice ensemble, cela aide à mieux placer sa voix et à aller plus loin.

  3. Toujours en cercle, cette fois-ci on cherche la voix de tête ensemble et on le répète plusieurs fois. Puis, alternativement, on fait la voix basse et la voix de tête.

  4. Tous les comédiens, debout sur une rangée en avant-scène, montent progressivement la voix au fur et à mesure qu'ils descendent au fond de la scène et descendent progressivement la voix au fur et à mesure qu'ils reviennent en avant-scène.

  5. Les comédiens sont debout en cercle; on distribue les bambous, on installe le lancement des bambous et, sur chaque lancement, on émet une fois une voix de tête, une fois une voix grave alternativement.

  6. Le comédien commence à décrire un cercle en faisant un pas qui consiste à projeter son corps en avant avec tout le poids du corps alternativement sur une seule jambe, en s'aidant du mouvement circulaire de ses bras, comme quand on saute à la corde. Chaque fois que le comédien se projette en avant, il émet un son le plus grave possible. Le fait de projeter ainsi son corps en avant aide le comédien à augmenter et renforcer la voix grave. On fait cet exercice en parcourant plusieurs fois le cercle et en allant de plus en plus vite.



mardi 3 juin 2008

Atelier de pratique du théâtre ( 8 )




Mercredi 3 octobre



  • Les comédiens se placent en deux rangées par terre et on commence les mouvements d'échauffement de la première série.




  • Puis on se place en deux rangées, debout, l'écart entre les pieds correspondant aux épaules, les fesses serrées, le ventre rentré, les genoux légèrement fléchis, le dos droit, les mains et les épaules complètement relâchées; on imagine qu'un fil vertical part du sol pour passer au milieu du corps et sortir au sommet de la tête : ce fil imaginaire divise le corps en deux parties égales. On essaie de partager le poids du corps de façon égale entre les deux parties afin qu'on ne sente pas le poids du corps. On se concentre sur la respiration normale. Puis on passe le poids du corps sur le côté gauche et on sent son côté droit complètement léger; on revient très lentement au milieu puis on transporte lentement son poids du côté droit pour sentir cette légèreté du côté gauche. On revient lentement au mileu pour partager le poids entre les deux côtés et on refait très lentement plusieurs fois ce mouvement.




  • On reste dans la même position, mais cette fois-ci c'est un mouvement de haut en bas. Pour commencer, les mains sont croisées devant le visage, on les descend en fléchissant un petit peu les genoux, le corps s'abaissant un petit peu de ce fait. On remonte les deux mains vers l'intérieur en dessinant un ovale qui va en s'amplifiant. On s'est redressé ainsi vers le haut en retendant un peu les genoux. Ce mouvement - s'abaisser et se redresser - doit être basé sur l'axe central qui passe au milieu du corps sans que le poids du corps aille du côté droit ou du côté gauche; c'est-à-dire qu'on reste toujours équilibré et sans poids par rapport à l'axe qui passe au milieu du corps.




  • Les comédiens sont en cercle. Un comédien du groupe dirige le travail pour dix minutes ( Fariborz ). Les comédiens se placent dans l'espace théâtral; un des comédiens les regarde attentivement pour voir où ils sont placés exactement dans l'espace; ensuite, il ferme les yeux et les autres comédiens changent de place; il ouvre les yeux et replace les comédiens à l'endroit exact où ils étaient.


  • Les comédiens en cercle font un travail de miroire

  • Les comédiens se placent dans l'espace théâtral avec un bambou qu'ils tiendront dans l'une de ces trois positions : verticalement ou horizontalement devant soi ou à côté de soi. Un des comédiens les regarde attentivement pour voir où ils sont placés dans l'espace de quelle manière ils tiennent leur bambou. Il ferme les yeux; les comédiens changent de place ainsi que la position de leur bambou. Il ouvre les yeux et remet les comédiens à leur place exacte et les bambous dans leur position.




  • Un des comédiens sculpte les autres; la sculpture une fois finie, il la regarde puis la sculpture s'effondre et il doit être capable de refaire exactement la même sculpture.




  • Les comédiens se trouvent dans l'espace théâtral, sauf un qui reste en dehors. Au top du metteur-en-scène ( sadreddin zahed ) on pose pour la photo de famille; le comédien resté en dehors regarde attentivement la photo; au deuxième top on défait la photo; le comédien en question doit être capable de reconstituer la même photo. Ce qui est important cette fois-ci : il doit être exact non seulement dans les positions des corps, mais aussi dans les attitudes.

Pause 10 minutes



  • Après la pause on commence le travail sur le texte " Entretien d'un homme avec un chien ", avec la consigne : " j'ai rêvé hier soir d'un homme qui était ivre ". Le comédien (Didier) doit voir cet homme pendant son trajet, entre le lieu où il a bu et celui où il va rentrer se coucher, avec exactitude dans tous les détails du temps, de l'heure, de l'endroit, du chemin parcouru, de sa tenue vestimentaire, de la quantité de boisson qu'il a ingurgitée, etc... Il raconte à haute voix tout ce trajet en intégrant le texte dans son rêve. Pour le deuxième passage, il raconte le même rêve en silence à lui-même sauf le moment où il s'agit du texte. Même travail avec Roberto.



  • Travail sur le texte de Macha. quatrième partie : Passage où il s'agit de son père. Les cinq comédiennes sont assises sur la scène et chacune à son tour lit le texte comme un écho de la comédienne précédente. La consigne consiste ensuite à partager le texte entre les cinq comédiennes comme s'il s'agissait d'une seule comédienne lisant le texte, sauf pour le poème que chaque comédienne dit selon son propre personnage ( première, deuxième, troisième, quatrième ou cinquième Macha ).