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lundi 23 juin 2008

Deux regards Persans sur " Cer animal étrange"

B.Letellier(Le conteur), A.Zbroszczyk(La fiancée), L.Ramos(Le fiancé)

Cet animal étrange

Gabriel Arout

inspiré de nouvelles d'Anton Tchekhov

Mise en scène : Sadredin Zahed

Costumes : Malak Khazaï


Musique : Mahmoud Tabrizi-Zadeh

Isabelle Boutros, Dominique Charmet, Fariborz Daftari, Didier Dubau, Anne-Laure Grenon, Mathilde Kaminker, Thierry Le Gall, Patrick Pecorilla, Véronique Piccioto

Mathieu Bellon, Françoise Krawice, Bruno Letellier, Jean Lucasson, Jean Peyrelade, Loïs Ramos, Dia Stephensen, Myriam Viens, Anne-Mireille Zbroszczyk


Le conteur, allégorie du destin ou de la sagesse, prend place. Il installe la scène et se prépare à invoquer ses personnages. L'histoire qu'il va raconter est celle de tous. C'est une peinture de l'homme à travers ses défauts, ses joies, ses vices et ses divers moments de perplexité ou d'hébétude.
Les personnages se succèdent... jusqu'à la dernière touche du tableau, celle qui détermine la fin, inévitable, parce que l'homme naît, vit et meurt quoi qu'il fasse et quoi qu'il ait fait de sa vie.
C'est l'histoire des mille et une vies... De la vie, tout simplement.


F.Daftari(L'acolyte), F.Krawice(La femme), J.Peyrelade(Son mari)

Il n'y a, dans ce spectacle, ni faste ni décors. Les comédiens, assis tout autour de la scène, s'avancent tour à tour pour incarner un ou plusieurs personnages. Les changements de personnages se font au vu et au su des spectateurs, lorsque les comédiens puisent dans un coffre un morceau d'étoffe aux couleurs vives des provinces de l'Iran et qui signifiera leur rôle.
Comme un chef d'orchestre, ZAHED marie si bien comédien et rôle que les acteurs deviennent les sons d'une mélodie harmonieuse.

Dans ce spectacle, les éternelles fluctuations qui ont lieu dans la vie quotidienne des hommes et dans leurs rapports entre eux nous sont contées avec tant d'humour et de légèreté que nous émergeons du spectacle comme on émergerait d'un rêve.

Djamileh Nedaï

Keyhan, 20 Juin 1991
Publié à Londres.

M.Kaminker( La femme), D.Dubau(L'homme), T.Le Gall(Le conteur)

" Cet animal étrange " de Gabriel Arout est mis en scène sur un grand tapis persan et dans le plus grand dépouillement, sans ornements ni décors. La scénographie et les costumes s'inspirent des couleurs vives et variées des provinces de l'Iran.
Accompagné de deux musiciens assis sur deux petits tapis à côté des comédiens, le conteur parvient à créer une atmosphère très proche de celle des spectacles traditionnels iraniens. Il commence le spectacle, aidé pour cela par son acolyte, et fera jusqu'à la fin le lien entre les différentes histoires.
Ici, les formes traditionnelles du théâtre iranien comme le Rouhowzi, le Pardekhani, l'art du conteur et le Ta'zieh(théâtre religieux proches de nos mystères), se mêlent aux formes théâtrale de l'occident. Le fruit de cette rencontre est un spectacle emprunt de merveilleux.
M.Sahar
Rouzegar-e-now
Mensuel Persan édité à Paris
Juillet-août 1991

Sadreddin zahed et sa troupe

vendredi 6 juin 2008

Atelier de pratique du théâtre ( 12 )


Vendre
di 19 octobre
  • Comme chaque jour, les comédiens se trouvent en cercle pour l'échauffement corporel. Ce sont les exercices qu'on a déjà expliqué qui commencent par des petits mouvements, lentement et sans forcer et qui finissent par des mouvements plus complexes et plus rapides. Dans le cercle, chaque comédien à son tour propose un mouvement, en faisant attention qu'il puisse être suivi par tous les autres; ceux-ci doivent être éveillés et concentrés pour faire le mouvement sans délai, avec exactitude et tous ensemble.
  • Dans le cercle, un comédien propose un mouvement qui fera le tour du cercle soit par la gauche, soit par la droite. Quand le mouvement lui revient, c'est au tour du comédien suivant d'en proposer un nouveau. La deuxième proposition doit être en continuité avec la première; on fait attention à ne pas casser le premier mouvement; le second mouvement doit venir dans une suite logique par rapport au premier et, de plus, il doit être en évolution par rapport à celui-ci.
  • Les comédiens sont en cercle. Un comédien émet un son et on fait tourner ce son dans le cercle. Le son ne doit pas être modifié en cours de route et le temps d'intervalle établi entre le premier comédien et le second doit être maintenu tout le long du cercle. Quand le son retourne au point de départ, le comédien suivant émet un nouveau son qui est différent mais qui doit être la continuation du son précédent. Et ainsi de suite.
  • Les comédiens en cercle font un exercice qui est l'addition des deux précédents, mais, cette fois-ci, le son tourne d'un côté et le geste du côté opposé. Les comédiens doivent être concentrés sur les deux actes qui tournent dans deux sens différents et sur le changement de son et de geste à chaque tour complet de l'un et de l'autre.
  • En cercle, on continue l'exercice précédente et on ajoute une phrase de la pièce, proposée par un troisième comédien, qui tourne dans le cercle en même temps que le son et le geste.
  • Les comédiens font une lecture de la scène "Un nom de cheval" en se plaçant dans l'espace en fonction des relations entre les personnages. On fait une lecture du début à la fin sans bouger, sauf aux moments où il y a une nécessité par rapport au texte ou aux indications scéniques.
  • Les quatre comédiens de la scène "Un nom de cheval" se trouvent sur un plateau surchauffé qui leur brûle les pieds et font, dans cette situation, une lecture de la scène.
  • Les comédiens de la même scène, assis par terre, font une lecture avec une seule consigne pour le personnage de Maxime : à chacune de ses phrases, il doit s'adresser à un comédien en particulier en le désignant du doigt.
  • Toujours sur la même scène, les comédiens travaillent avec une nouvelle consigne : à chaque phrase, Maxime doit frapper un comédien; c'est au comédien qui va être frappé de s'esquiver.


  • On fait un filage du début de la pièce jusqu'à Macha V en essayant d'intégrer les acquis des exercices.